L’Iton

Un peu d’histoire

Omniprésente dans la vie quotidienne depuis l’Antiquité, irriguant la cité comme une gigantesque artère, la rivière Iton est l’élément majeur de la structuration d’Évreux. La ville est parcourue par les multiples bras de la rivière, enjambée par d’innombrables ponts et passerelles, jalonnée de lavoirs, ponctuée de moulins… Lors de la Reconstruction des années 1950, pour des raisons de salubrité publique, plusieurs bras de l’Iton sont comblés ou couverts, donnant un nouveau visage à la Cité. L’équipe municipale a décidé de redonner à cette rivière toute la place qui était autrefois la sienne et d’en faire un argument touristique.

Une rivière de qualité

L’Iton (132 km tout compris) prend sa source dans le département de l’Orne, au lieu-dit « La Cherougerie », sur la commune de Ferrière-au-Doyen (260 mètres d’altitude), à 16 kilomètres au sud-ouest de l’Aigle.

Ce n’est d’ailleurs pas une source unique, mais une zone de sources, qui constitue l’origine de l’Iton. En effet, celle-ci se présente sous la forme d’une ramification, qui se rassemble aux Aspres, où le cours d’eau s’individualise.

L’Iton se jette dans l’Eure, à Acquigny, et son affluent principal est le Rouloir.

A Évreux, l’Iton dénombre une quinzaine de bras sur une vingtaine de kilomètres. Il correspond au fil conducteur structurant de la commune. Il s’écoule du sud-ouest au nord-est. En abordant le chef-lieu, son cours a été aménagé en plusieurs bras qui enserrent et marquent le centre historique. Aucun bras de l’Iton n’est naturel. Ils sont tous issus de l’activité humaine, qui a détourné son cours pour assainir la ville (égouts), pour l’alimentation quotidienne, pour laver le linge, pour les industries et pour l’artisanat (force motrice largement exploitée). Sur l’ensemble de ses bras, l’Iton, souvent à découvert, disparaît parfois sous terre. Passée l’ancienne voie ferrée devenue aujourd’hui la Ligne verte, l’Iton se fait plus présent dans un environnement urbain moins dense. Il évolue sous les formes plus variées de canaux et de fossés sur le secteur de l’hippodrome où la nappe phréatique est affleurante.

L’Iton est classé en 2e catégorie piscicole, de sa source à Villalet. Sur cette portion, on y pêche donc des « cyprinidés » (gardons, brèmes, brochets).

A Villalet, l’Iton disparaît jusqu’à Gaudreville-la-Rivière. On parle alors de « Sec-Iton (parcours souterrain de 6 à 8 km).

En réapparaissant, le débit de la rivière s’accentue. L’Iton, dans sa seconde partie, est classé en première catégorie, c’est-à-dire que l’on peut y pêcher des « salmonidés » (truites, truites de mer, ombres, saumons).

Caractéristiques des eaux classées en première catégorie :

  • une plus grande quantité d’oxygène
  • une bonne qualité biologique
  • une température plus basse

C’est une des richesses et des originalités de l’Iton que de contenir des ombres, très exigeants sur la qualité de la rivière. Ils sont donc très recherchés des connaisseurs, qui viennent de loin pour les pêcher.

Le développement de cette espèce dans notre rivière prouve donc sa grande qualité biologique. Quant aux truites de mer et saumons, une réflexion est menée par la Fédération de pêche pour qu’ils puissent remonter et se reproduire dans la rivière.

On trouve aussi dans notre portion de l’Iton des espèces en seconde catégorie (brochets anguilles, sandres, perches).

Autre originalité de l’Iton : la première catégorie est en aval de la rivière, et non en amont, comme c’est le cas habituellement.

La pêche à Évreux

Ouverte du 13 mars au 1er octobre, la pêche à Évreux, comme dans toute la France, est réglementée.

Ainsi, il est strictement interdit de pêcher, même au bord de sa propre berge, sans adhérer à une association agréée de pêche et de protection du milieu aquatique (APPMA), qui délivre le permis de pêche et fait respecter la réglementation.

A Évreux, il s’agit de l’association La Truite de l’Iton, tél. 02 32 67 47 80, qui compte près d’un millier d’adhérents et 5 gardes assermentés.

Il est interdit de pêcher en centre ville, zone de réserve piscicole.

Trois truites adultes maximum par jour

Afin de préserver la richesse et la renommée de la rivière et de respecter le développement de la truite sauvage (la truite « Fario »), La Truite de l’Iton a choisi de « durcir » la réglementation en vigueur. Ainsi, ce n’est pas 6 truites maximum de plus de 25 cm, que l’on peut prélever quotidiennement de l’Iton, mais 3, de plus de 30 cm. D’autre part, la pêche est interdite le long des promenades de l’Iton, du Miroir-d’eau à la Découverte de l’Iton. C’est ce que l’on appelle une zone réservée.

En 2005, la Truite de l’Iton avait déversé dans l’Iton (secteur élargi de la Communauté d’agglomération) 870 kg de truites adultes « Fario » et 3 000 truitelles de 15 cm.

La fédération de pêche a fourni quant à elle 7 000 truitelles « Fario ».

De nouveaux pêcheurs : les « no killers »

Aujourd’hui, ramener des kilos de poisson à la maison n’est plus le plaisir principal du pêcheur. Ils sont en effet de plus en plus nombreux, appelés « no killers », à développer l’art de la pêche pour l’art de la pêche.

Les poissons sont pêchés sans être abîmés, et aussitôt remis à l’eau, quelles que soient leurs tailles.

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